Retour sur Angleterre – France

11h09 - 12 février 2019
Boucherie Ovalie

 

Préambule:

 

Pour paraphraser un film célèbre, ceci n’est pas le compte-rendu que le XV de France mérite, mais celui dont ses supporters ont besoin.

 

Le contexte :

 

Après une énième défaite face au Pays de Galles et alors qu’un déplacement chez l’ennemi anglais se profile, le rugby français est en pleine crise pour la treizième fois en deux ans. On s’attend à des mesures fortes de la part de la Fédération : une réunion avec la LNR, la création d’un comité avec des anciens internationaux, ou peut-être même encore mieux : un audit. Mais rien de tout cela ne se produit.

 

En effet, quelques jours avant le match, Bernard Laporte convoque une conférence de presse  improvisée et annonce devant un parterre de journalistes estomaqués sa décision : « Les résultats du XV de France depuis quelques mois confirment que les décisions qui furent les miennes depuis mon arrivée à la tête de la Fédération Française de Rugby n’ont pas porté leurs fruits. Ajoutons à cela les diverses polémiques qui entourent ma gouvernance et me voilà forcé de reconnaître que les conditions ne sont plus réunies pour que je puisse servir pleinement et sereinement les intérêts supérieurs du rugby français. Par conséquent, j’ai décidé de prendre mes responsabilités et de démissionner dès aujourd’hui de mon poste de Président. En plus, dimanche je dois participer à l’enregistrement d’un épisode spécial de « Balance ton Post ! » et du coup je ne pouvais pas venir à Londres. On m’a mis la pression pour choisir entre les deux et je dois bien reconnaître que j’ai pas osé dire non à Baba. Bref, comme je tenais à partir avec panache, j’ai imaginé une dernière idée de merde pour terminer mon mandat : en attendant une nouvelle élection traditionnelle dans les prochains mois, mon successeur provisoire sera élu grâce à un vote sur Internet. Et tout le monde peut s’inscrire et voter. C’est un gilet jaune qui m’a donné l’idée. Pas mal non ? ».

 

 48 heures plus tard, après une campagne agressive et largement influencée par des puissances extérieures comme la Russie ou les salariés de Pernod-Ricard, la Boucherie Ovalie est propulsée à la tête de la Fédération. Après qu’on lui a promis que les résultats n’avaient aucune importance et que sous cette présidence, personne ne le laisserait boire des bières tout seul à son hôtel, Marc Lièvremont accepte de prendre les rênes de l’équipe de France jusqu’à la fin du tournoi. Après de longues négociations et malgré les insistances de la présidence, il refuse cependant de mettre Yionel Beauxis titulaire.

 

Avec Lapinou, beaucoup de choses seront bien conservées. Un avantage au score, par exemple. 

 

Le groupe est tout de même largement remanié de manière à préparer l’avenir et de n’aligner aucun joueur du Racing 92, comme s’y étaient engagées les personnes élues à la tête de la fédération. L’ouvreur lyonnais est malgré tout rappelé sur le banc. Parmi les autres nouveautés dans le XV de départ, notons (entre autres) la sortie des vingt-trois du capitaine Guirado, le retour de Guitoune au centre, de Macalou en troisième ligne et la première sélection de Raka à l’aile. Un choix justifié ainsi par le sélectionneur en conférence de presse : « Ok, il a un poignet pété mais c’est toujours plus rassurant que Yoann Huget. Et puis si vous me faites chier, je rappelle Andreu je vous préviens ».

 

La compo:

 

 

 

Le film du match:

 

15 minutes avant le match : Raka se tort le genou à l’échauffement. En tribunes, Huget propose gentiment de lui succéder. Marc Lièvremont décline poliment, prétextant qu’on peut très bien jouer sur une jambe et qu’il y a justement des béquilles dans le vestiaire, en prévision d’une future sélection de Benjamin Fall.

 

10 minutes avant le match : Surprise lors de la prise d’antenne de France 2. Bloqués à l’aéroport d’Edimbourg après avoir commenté le match de l’Écosse la veille, Mathieu Lartot et Fabien Galthié ne peuvent pas tenir leur place au micro. Cécile Grès est donc promue dans la cabine commentateur, au sec pour une fois, et Daniel Herrero,  qui se préparait à commenter le match pour une obscure radio locale, accepte de la rejoindre.

 

5 minutes avant le match : Moment de flottement sur la pelouse de Twickenham. Alors que les équipes s’apprêtent à chanter les hymnes, un homme vêtu d’un képi militaire s’empare du micro du speaker. Il commence à déclamer les premières phrases de l’Appel du 18 juin. Un gros plan de la caméra permet d’identifier Scott Spedding qui est rapidement évacué par la sécurité mais continue à crier « RÉSISTANCE ! RÉSISTANCE ! » en direction du banc français.

 

2 minutes avant le match : Les Français se regroupent autour d’Abdoul, le playmobil pirate qui a été choisi pour faire passer les consignes du staff en bord de terrain et rassurer les nombreux jeunes qui composent l’équipe. On sent de la détermination mais aussi une certaine décontraction dans le camp français, notamment quand Demba Bamba commence à s’enjailler sur Djadja qui résonne dans le stade. « WTF is that song?» s’étonnent quelques Anglais épris de boisson. « C’est notre Amy Winehouse à nous, explique un Français. Enfin sans l’alcool. Et sans la drogue, les tatouages, la voix, le talent, et le reste quoi ».

 

00’ : Le coup d’envoi est donné par Ntamack. Les Anglais s’organisent vite à la récupération, Farrell dégage d’un long coup de pied et trouve la touche dans le dos de Penaud, trop occupé à écouter son père lui crier du premier rang « Déconnez pas, si vous gagnez ce soir je pourrai continuer à dire que le problème venait bien de Novès et que c’est un gros nul, je compte sur vous ! ».

 

01’ : Daniel Herrero peine à masquer son enthousiasme pour cette rencontre comme en témoigne le début de sa première intervention : « C’est au coeur du combat que se révèle le coeur de l’Homme, que jaillit son humanité toute entière, quand il est comme nu au centre du combat avec son courage et sa rudoyance comme seul apparat, formant un tout avec ses frères, loin du silence des forêts reculées du monde, mais au contraire porté par la clameur de la foule qui exulte à l’idée de se gaver de sang et de violence, d’élégance et de magie, soumise au bon vouloir des guerriers qui se font face et qui…. »

   

03’ : Daniel Herrero termine sa première phrase. Tous les téléspectateurs qui s’étaient arrêtés de regarder le match pour fermer les yeux et l’écouter se ré-intéressent à l’action sur le terrain et constatent que l’Angleterre mène 3-0.

 

06’ : Première séquence de possession intéressante pour les Français qui enchaînent bien. À l’entrée des 22 mètres, Ntamack adresse une passe au pied sur l’aile opposée. Raka saute moins haut que son vis-à-vis mais utilise intelligemment sa béquille et frappe le ballon avec avant que l’Anglais ne le capte. Ça retombe dans les bras de Ramos qui avait bien suivi et n’a plus qu’à aplatir dans l’en-but. Il transforme dans la foulée et la France mène 7-3.

 

07’ : Les Anglais cherchent à réagir et mettent de la vitesse. Après plusieurs temps de jeu, Slade a un face à face à jouer en bout de ligne face à Bamba qui est cramé depuis la troisième minute. Courageux mais pas téméraire, le centre anglais décide de contourner le pilier français. Compte tenu de la physionomie du bonhomme, le détour par le parking du stade est le plus court et il perd de précieuses secondes qui permettent à Guitoune de revenir à temps pour le pousser en touche à quelques mètres de la ligne.

 

11’ : Les Français continuent à subir mais se montrent solidaires en défense comme en témoigne ce plaquage à cinq des trois-quarts français sur Tuilagi.

 

Owen Farrell échappe grossièrement le ballon. CHEH !

 

 

14’ : Dupont joue vite une pénalité. Le jeu rebondit et ce qui devait arriver arriva : Ntamack est séché par Courtney Lawes qui le traquait la bave aux lèvres depuis le début de la rencontre.

 

17’ : Sur les offensives françaises, Milou Junior prend maintenant vingt bons mètres de profondeur. Sur le banc, même Yionel Beauxis trouve ça un peu exagéré.

 

19’ : Après une faute bête dans un ruck, Lambey est sanctionné et les Anglais reviennent à un point.

 

24’ : Dupont dynamise bien tous les ballons et les avants français enchaînent dans l’axe. Dans les 22 mètres adverses, c’est au tour des trois quarts de s’illustrer. Ntamack annonce la combinaison « YOLO » et adresse une passe acrobatique à Fickou qui perce et sert Guitoune à hauteur. Malgré le retour de deux Anglais dont Mako Vunipola qui s’assoie sur son visage, le centre toulousain s’arrache et aplatit. Ramos transforme sans problème. 14-6.

 

25’ : Guitoune demande à l’arbitre s’il peut sortir temporairement parce qu’« il est tout décoiffé ». Nigel Owens lui répond que ça n’est pas très valeurs du rugby comme raison. Sofiane réplique habilement « Et pour un protocole commotion alors ? J’ai un peu mal à la tête ». Nigel Owens n’a plus trop le choix face à cet argument imparable et laisse le centre rentrer au vestiaire. Il est remplacé par David Marty, rappelé pour « encadrer les jeunes et amener de l’expérience. Et un peu aussi parce que la Présidence m’y a forcé, on ne va pas se mentir » précise le nouveau sélectionneur français.

 

29’ : Succession de mêlées au centre du terrain. Vunipola essaie d’intimider Bamba, qui lui explique gentiment qu’il affronte des piliers géorgiens recherchés par Interpol tous les weekends en ProD2 et qu’il perd donc son temps.

 

32’ : Après son 3ème placage offensif sur Tuilagi, qui décide d’arrêter le rugby, traumatisé par la violence de ce sport, David Marty quitte le terrain et annonce sa retraite internationale : « J’ai fait mon boulot, place aux jeunes maintenant ». Daniel Herrero salue au micro « Le départ crépusculaire de l’idole qui aura su renaître dans le grand brasier de l’Être, dans les flammes de la solidarité où bruissent les trompettes de la Marseillaise et font s’envoler les cavaliers de l’honneur ». Un peu partout en France, des gens pleurent. Heureusement, Guitoune est prêt à revenir sur le terrain avec un nouvel ornement capillaire « En hommage au niveau de jeu de l’équipe de France ces dernières années, j’ai fait un dégradé ».

 

37’ : La France gère cette fin de première mi-temps avec une maturité qui surprend tout le monde. Pour le dire plus clairement, les Français enchaînent les rucks et balancent de grandes chandelles en espérant récupérer un ballon de temps en temps au point de chute (histoire de reprendre leur souffle, un peu aussi). En tribunes, un Anglais se plaint du niveau de jeu digne du Top 14. Son voisin français le console : « Et encore, nous, parfois on doit se taper les Hachoirs d’Or à la mi-temps… ».

 

39’ : Sur une belle action, les Anglais sont à deux doigts de marquer. Heureusement, à quelques mètres de l’en-but, Farrell se précipite et sert le premier roux qu’il voit. Manque de pot, c’était Lambey qui permet donc à la France de conserver la balle jusqu’à la mi-temps. 

 

Mi-temps : Guirado descend des tribunes en courant et propose de répondre aux questions des journalistes : « Allez s’il vous plait, pour une fois qu’on gagne ! Ça fait trois ans que j’ai des éléments de langage de côté et j’ai jamais l’occasion de les utiliser ! ».

Interrogé sur son discours dans les vestiaires et la tactique à venir, Lapinou répond de son côté de manière très laconique « Oh non, je n’ai rien dit de particulier. Juste « démerdez-vous, vous me faites chier ». La dernière fois que j’ai fait ça, ça avait plutôt bien marché donc je retente le coup ».

 

42’ : Sans surprise, les Anglais reviennent remontés (Eddie Jones porte dorénavant une capuche qui le fait étrangement ressembler à l’Empereur Palpatine) et attaquent la deuxième période pied au plancher. Mais après une belle combinaison autour de Farrell, Fickou surgit et intercepte. Il trouve Macalou en soutien qui dépose May sans problème et va aplatir soixante mètres plus loin. C’est une nouvelle fois transformé par Ramos et la France mène 21-6.

 

48’ : Les Anglais ont pris un coup derrière la tête alors que les Français semblent de plus en plus euphoriques. Iturria tente une chistera qui retombe miraculeusement dans les mains de Willemse. Paniqué par cet étrange objet, le deuxième ligne du MHR balance une longue passe, comme pour l’éloigner le plus possible. Ashton tente l’interception mais est trop court. Ça retombe dans les mains de Raka qui parcourt les dix derniers mètres à cloche-pied et marque son premier essai international. En tribunes, Vahaamahina tire étrangement la gueule. Sur Twitter comme chez les observateurs du milieu, tout le monde est d’accord, les étrangers en équipe de France, c’est une excellente chose. Comme tout le monde l’a toujours dit d’ailleurs. La France mène 28 à 6.

 

OH PUTAIN LES GARS J’EN AI CHOPÉ UN ! PLANQUEZ-LE ! 

 

52’ : Les Anglais font du coaching et remettent peu à peu la main sur le ballon. Après une nouvelle belle séquence, Youngs s’échappe, fixe bien et sert Daly qui va marquer en coin. La transformation passe. 28-13.

 

55’ : Coaching côté français. Afin d’éviter de perdre le contrôle du match, les Bleus font rentrer de l’expérience avec Pascal Papé qui remplace Willemse.

 

56’ : Pascal Papé met une tarte à Owen Farrell dans un ruck. Après arbitrage vidéo, il prend un carton jaune. Owen Farrell doit sortir sur protocole commotion.

 

58’ : Au tour de Dupont de s’échapper près d’un ruck. Il dépose tout le monde et attend du soutien pour jouer son face à face avec Daly.

 

59’ : Dupont fume une clope en attendant ses coéquipiers.

 

60’ : Ntamack est le premier au soutien, Dupont joue parfaitement le 2 vs 1 face à l’arrière et l’ouvreur français va conclure entre les poteaux. C’est transformé par Ramos, 35-13.

 

63’ : Peu habitués à ce tempo, les Bleus commencent à fatiguer. Wilson trouve un trou dans la défense après une bonne séquence et va aplatir dans l’en-but. Il dessine au passage un visage sur le ballon et se met à lui parler en l’appelant « Mon frère ». Ford ne tremble pas et ramène l’Angleterre à 35-20.

 

64’ : Wilson sort dans la foulée pour suspicion de commotion. Les images montrent en effet que le troisième ligne a pris un coup de genou dans la tempe sur le dernier plaquage. « C’EST PAS MOI ! » beugle Pascal Papé depuis le banc de touche.

 

66’ : Nouvelle incursion anglaise dans le camp des Bleus. Après de longues séquences de jeu, Ford est à court de solutions et se rabat sur un drop. 35-23. 

 

66’ : Rentrée de Yionel à la place de Romain Ntamack, très à son avantage et remuant, comme en témoigne les trois œufs qu’il a fait éclore sur Pokémon Go pendant le match.

 

67’ : Sur le renvoi, Yionel tape directement en touche. « ALORS ! VOUS VOYEZ QUE JE SAIS TROUVER UNE TOUCHE BANDE DE CONS ! ».

 

71’ : Les Anglais pilonnent la ligne française. Près de la touche, Pascal Papé se sacrifie sur sa ligne. Il reste au sol mais l’ennemi recule et renverse le jeu. Quelques temps de jeu plus loin dans l’angle opposé, Ford tente une diagonale au pied. Ashton récupère et plonge dans l’en-but… mais il n’avait pas vu Pascal Papé qui trainait toujours par là et qui l’attrape en plein vol avant qu’il n’ait pu aplatir. Dans un ultime effort, Pascal Brutal le porte à bout de bras jusqu’au bord du terrain et le jette dans les panneaux publicitaires.

 

Devinez qui domine ce match ?

 

72’ : Pascal Papé prend son plus bel air surpris quand, après avoir demandé la vidéo et s’être regardé trois minutes sur les écrans géants de Twickenham, Nigel Owens lui donne un deuxième carton jaune. Les Anglais bénéficient en plus d’un essai de pénalité et reviennent à 35-30.

 

74’ : Course molle de Yionel qui prend un intervalle.

 

76’ : Yionel sort de l’intervalle, Slade et May n’ont rien pu faire. Il enchaîne avec une chistera mais Alldritt qui ne s’y attendait pas la prend dans la gueule et fait en-avant. « On a le droit de faire ça ? » demande-t-il étonné à Yionel. « Parce que Jean-Baptiste, il avait clairement dit le contraire la semaine dernière. C’était d’ailleurs notre seule consigne claire… ».

 

77’ : Après une mêlée, un début de bagarre éclate. Alors que Daniel Herrero ridiculise tous les membres de l’Académie française en utilisant 39 synonymes de la violence en moins de 45 secondes, Cécile Grès fait la pub de la Pro D2 et conseille de ne pas louper Montauban-Brive la semaine prochaine. Les spectateurs de France 2 se demandent quel est le rapport avec le rugby.

 

79’ : Les Bleus sont acculés dans leurs 22. Heureusement, Matthieu Bastareaud, tout juste rentré en troisième ligne, gratte un ballon. Après quelques petits tas, la balle arrive jusqu’à Yionel qui tape en tou… ah non… qui tente le drop ! Le ballon s’élève haut, traverse le terrain et… frappe le poteau. Hamdaoui, lui aussi entré en jeu en fin de match est le premier à la retombée et n’a plus qu’à aplatir sous les perches.

 

80’ : Épuisé d’avoir dû traverser tout le terrain en trottinant, Yionel manque la transformation en face. La France s’impose 40-30.

 

3 minutes après le match : Sur l’antenne de RMC, Laporte se félicite du résultat, signe évident de la réussite de son mandat. Il annonce d’ailleurs que, son émission désormais enregistrée, il est prêt à reprendre la tête de l’équipe de France, tout en promettant que « Marc Lièvremont fera la Coupe du monde à la tête des Bleus, bien sûr ».

 

4 minutes après le match : Serge Simon précise qu’il est médecin et que son diagnostic est formel : le XV de France va mieux.

 

10 minutes après le match : Dany Priso est moqué par ses coéquipiers car c’est le seul qui n’a toujours pas mis un selfie de victoire sur Instagram.

 

14 minutes après le match : Andy Goode, lors de son analyse post-match, n’a de cesse de louer la grâce et l’élégance du jeu à la française. Il s’excuse d’avoir osé jouer à Brive.

 

15 minutes après le match : Clive Woodward supprime son article pré-écrit pour le lendemain où il expliquait que les Français étaient nuls et ne devraient même pas avoir le droit de jouer au rugby.

 

16 minutes après le match : Clive Woodward supprime son dossier de candidature au poste d’entraîneur de l’équipe de France pendant la Coupe du monde 2019.

 

17 minutes après le match : Clive Woodward commence un papier pour expliquer qu’Eddie Jones est nul et qu’il est volontaire pour diriger le XV de la Rose lors de la Coupe du monde 2019. 

 

19 minutes après le match : Abdoul est élu « Personnalité préférée des Français ». Une première pour… vous savez… un pirate.

 

25 minutes après le match : Guy Novès prend la parole et annonce finalement ne demander qu’un euro symbolique pour son procès à venir. À condition que Bernard Laporte paye l’euro en question de sa poche. Il annonce par ailleurs organiser un barbecue à Pibrac, dans la maison qu’il a lui même construite, de ses mains, tout en gagnant dix titres de champions de France et quatre coupes d’Europe. « Précisez-le dans l’article, c’est important ! », recommande-t-il aux journalistes.

 

28 minutes après le match : Daniel Herrero est élu à l’Académie française. Au premier tour et à l’unanimité des votants.

 

30 minutes après le match : Les joueurs annoncent en conférence de presse qu’ils visent clairement la victoire dans le tournoi (le Grand Chelem en bonus si possible), puis la victoire en Coupe du monde puis un record de gains à Fort Boyard dans 18 mois.

 

32 minutes après le match : Les supporters les plus lucides qui regardent la conférence de presse comprennent que le match face à l’Écosse est probablement déjà perdu par excès de confiance. Mais ils s’en foutent, ils viennent de vibrer devant un match de l’équipe de France. Et cette fois pas seulement parce que leur smartphone avait une notif à chaque essai encaissé sur l’appli Rugbyrama.

 

Mettez un bandeau rouge à cette personne et obtenez un aperçu de celui qui pourrait être le meilleur
Homme ayant jamais foulé cette terre. 

 

 

(Merci à mes petits camarades pour leurs suggestions et leur relecture attentive)

 

Sinon si vous voulez un compte-rendu très drôle du vrai match, il y a celui d’Ovale Masqué sur Actu-Rugby.

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